Du pouvoir et de l’influence du coaching et de l’accompagnement

08-09-2015



Le pouvoir que peut exercer une personne sur une autre (le coach sur le client par exemple) se manifeste par la possibilité que s’octroie la première de définir le contexte d’interaction de la seconde…

Milton Erickson (1910 – 1980) médecin psychiatre et psychothérapeute à qui nous devons la rénovation contemporaine de la plus ancienne méthode psychothérapique; l’hypnose, évoque la problématique du pouvoir dans la relation d’accompagnement.

Le pouvoir que peut exercer une personne sur une autre (le coach sur le client par exemple) se manifeste par la possibilité que s’octroie la première de définir le contexte d’interaction de la seconde…

Il revient en effet au coach de définir le contexte et le cadre du travail. Quand un client choisi de travailler librement avec un coach, il ne peut éviter d’avoir à accepter un certain nombre de contraintes liées au contexte. Cette liberté/contrainte se fonde sur un compromis et un paradoxe, soyez ou devenez libre et/ou autonome, dans un contexte où la contrainte même envisagée dans un contrat sous la rubrique obligation des parties, est une prérogative à la seule initiative du coach.
Carl Rogers avait tenu compte de ce paradoxe dans la mise en œuvre, en réponse, de la non directivité.

Le débat sur l’influence qui oppose les systémiciens et cognitivistes aux humanistes n’est pas clos. Les premiers prétendent que tout processus de changement s’appuie sur l’influence, les seconds prétendent l’inverse. Dans une relation accompagnant / accompagné l’influence est non nulle. Dans le cas du coaching encore faut-il être conscient du phénomène et agir au seul bénéfice du client, dans le respect de son identité. La mise à distance et la régulation du phénomène de transfert, les principes éthiques relatifs aux abus d’influence notamment, le cadre déontologique qui met en œuvre les principes de protection et de permission illustrent la position du coaching (discipline humaniste) vis à vis de l’influence dans ce débat.


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Une réponse à “Du pouvoir et de l’influence du coaching et de l’accompagnement”

  1. SEMPERES Christian dit :

    Merci pour ces pistes de réflexion qui alimentent notre quête de congruence, la conscientisation de nos postures et actions en coaching et la mise en perspective de notre métier.
    Alors, oui et non, nous influençons nos clients. Non, dans l’influence de leurs objectifs, leur manière de penser, leurs solutions, leur identité, leur écologie. Cependant, notre empathie, authenticité, chaleur humaine, professionnalisme, écoute active, présence à l’autre, capacité opérationnelle dans le respect de l’écologie et de la sécurité ontologique ne sont ils autant de conditions favorables pour influencer la confiance et l’estime de soi pour la mise en dynamique vers leurs objectifs ? Par ailleurs, la confiance que nous mettons en nous, coach, en l’humain en général et en le client en particulier n’a-t-elle pas également une influence vis à vis de notre client ? N’y a-t-il pas quelque chose de communicatif ? Il reste à mesurer à chaque instant si cette influence est au bon niveau, efficace, appliquée au moment opportun, écologiquement dosée, éthiquement conforme. L’inflexion qu’engendre chez le client la « bonne » influence du coach est son autonomie.
    A partager … Merci d’avance.

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