Autonomie et virtuosité des relations sociales

26-10-2017


Activities need Humanity (2)


La notion d’humanité porte l’éthique des affaires et la finalité de l’entreprise. Elle s’inscrit de fait comme une compétence transversale pour la pratique managériale. Elle fait la puissance du coaching. 

L’humanité pose deux idées clés : l’autonomie de l’individu et la virtuosité des relations. Idées qui souvent, dans leur transposition opérationnelle se désintègrent dans la caisse à outils des consultants…

L’autonomie n’est pas intrinsèquement individualiste, elle n’est pas compétitrice. Erreur de ce siècle fainéant philosophiquement, qui n’en finit pas de recycler les archétypes sociaux par manque d’idées nouvelles et peur du changement. Le monolithisme des élites cristallise cet immobilisme.

Un haut niveau d’individualisme n’est pas synonyme d’un haut niveau de bonheur individuel. Au contraire. Les maux croissent là où il est le plus élevé.  L’Amérique, ce pays du développement personnel, s’affole devant ses « winners » aujourd’hui lessivés… L’augmentation croissante du nombre de dépression, la prévalence des phénomènes de stress et de burnout, la mise en lumière des délits de harcèlements, nous montrent en creux l’obsolescence des accompagnements psychologisant et typologisant et l’urgence d’apporter une vision et des solutions non pathogènes. La communautarisation, la stagnation des chiffres du travail au féminin, l’incapacité à faire vivre la diversité, le focus sur le correctif sont autant de symptômes de la persistance des anciens diktats et de l’incapacité d’une pensée à les évacuer. Le manque de créativité, l’impasse dépend de la façon de poser le problème, ou du moins de la façon de le maintenir dans un recyclage permanent… On ne trouve que ce que l’on cherche…

Des liens sociaux fragilisés provoquent des dégâts physiologiques et psychologiques considérables, individuellement, collectivement. La souffrance au travail est plus qu’une souffrance de travail.  Comme souvent, le personnel est politique et la souffrance au travail se cache dans les dissonances sociétales. Les formations à la gestion du stress n’y feront rien, la violence est structurelle. L’humanisme devient alors une culpabilisation et un stress supplémentaire. Une compétence transversale inabordable.

L’environnement oblige l’organisation à se positionner et à conduire des changements qui ne sont le plus souvent que sémantiques, en attendant que changent les comportements et sans se donner la marge opérationnelle pour le faire.

Un des facteurs clés du bien être en entreprise est la qualité des relations sociales.  Le curatif comme le correctif sont médiocres et parcellaires dans leurs résultats.  A contrario, parce qu’il est l’exact opposé dans la démarche le coaching fait vivre ce nouveau paradigme identitaire d’une façon cohérente, alignée, systémique, … Le coaching met de l’efficience, il délaisse les extériorités négatives des anciens dogmes.

Le coaching crée un espace relationnel constructif, il positionne l’humanité comme un vecteur de développement. Les activités humaines ont besoin d’humanité. C’est un besoin, une valeur, une direction, la réponse légitime quant au visage du management de demain.

La reconnaissance de l’humanité est ce qui permet de passer d’une politique gestionnaire des RH à une logique de sens au travers du Capital Humain.

Au travers de cette notion d’humanité, ce sont différentes visions qui dialoguent et qui travaillent en synergie ; du développement du transversal, en passant par le management de proximité, au manager coach, ou le manager « disparu » de l’entreprise libérée

L’humanité, c’est un actif immatériel, c’est l’idée que les choses les plus belles ne s’achètent pas et qu’aucun consultant au monde aussi doué fut il ne peut vendre. L’humanité se retrouve dans un vrai sourire, un échange sain, une sécurité matérielle et psychologique, un cadre de travail épanouissant, qui incite à la créativité et aux échanges, le droit d’être soi.

A lire, cela parait tellement évident, facile, naturel, mais à l’image de notre « insociable sociabilité », cela n’est ni facile ni évident… Poids d’une culture névrosé par la culpabilité, à regarder nos politiques d’ultimatums, nos quotas, on dirait presque que l’on s’obstine à faire le contraire ? Le coaching, parce qu’il favorise l’autonomie et l’inclusion permet ce nouvel apprentissage culturel et comportemental.

Parlez-vous Danois ?  Connaissez-vous le Hygge ? Voulez-vous connaître une stratégie de survie hivernale ? Voulez-vous une solution qui ne s’achète pas. Une solution qui peut-être, nous restera étrangère car facile et vertueuse ….


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A propos de l'auteur

Stéphanie Plessis

Stéphanie Plessis

Co-Fondatrice Linkup Coaching

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