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Psychologie positive

Le Dictionnaire Philosophique du Coach est un projet visant à proposer une définition des concepts liés au métier de coach, en mettant en lumière leur dimension philosophique. Avoir une idée claire des notions qui sont aux fondements d’une pratique, c’est essentiel pour le coach en devenir qui questionne naturellement la signification de son vocabulaire, mais aussi pour le coach accompli qui cherche une plus grande maîtrise de sa connaissance. L’aspect philosophique du vocabulaire du coaching rend au lecteur les mots dans leur sens le plus précis mais qui s’avère être souvent étonnant et plein d’interrogations.


 -Psychologie positive

La psychologie est définie comme l’étude des faits psychiques et des comportements humains. Elle a pour objet la connaissance des mécanismes qui régissent l’esprit humain, le rapport à son environnement, mais aussi son rapport à lui-même. D’une manière analogue à l’étude du corps humain, la question du fonctionnement de l’esprit repose aussi sur une distinction entre le bon et le mauvais fonctionnement de ce dernier ; il s’agit là de la distinction entre le normal et le pathologique. La frontière entre l’un et l’autre est relative dans la mesure où elle est sujette à l’évolution historique de nos connaissances. Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne soit pas réelle, et que nous ne puissions pas jouir d’une bonne santé, c’est-à-dire d’un état de bien-être découlant de la pleine possession de nos capacités et de la satisfaction de nos besoins.

Cette définition de la psychologie peut être interprétée à l’aune d’une certaine tradition psychologique. Le psychologue américain Martin Seligman, fondateur du courant de la psychologie positive, affirme notamment que la psychologie occidentale de la deuxième moitié du vingtième siècle, est avant tout définie comme une « science de la guérison » : « Elle [la psychologie] se concentre sur la réparation des dommages au sein d’un modèle du fonctionnement humain axé sur la maladie. Cette attention presque exclusive sur la pathologie néglige l’individu épanoui et la communauté prospère. » (Seligman M. E. P. (1999). The president address, American psychologist, 54 (8), 559-562 : 559). La psychologie positive entend donc rompre avec ce paradigme, et faire de la psychologie non plus une science de la guérison, mais bien de l’épanouissement, du passage vers un mieux, qui n’aurait pas le pathologique pour point de départ. La psychologie positive puise ainsi aux mêmes fondements théoriques que le coaching dont elle s’inspire sur tous les plans et notamment celui du travail de développement, d’évolution et de réalisation propre à s’inscrire au bénéfice des clients, et non plus des patients. Puisque le coaching n’a, comme la psychologie positive, pas pour objectif de guérir.

 

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