Suite Article 2/3 – Les chances de réussir à la suite d’une formation de coaching

06-10-2015



Outre la qualité de la formation et la légitimité professionnelle que vous confère une certification reconnue par l’état, (donc une véritable certification officielle et non pas une accrédi-certification en bois) vos chances de réussir à l’issue d’une formation de coaching reposent sur un niveau de compétence, de préparation, d’exigence et de rigueur éthique qui fondent votre expertise.

Le code de déontologie du coaching, reflet d’une réflexion éthique, pose dans ses principes généraux la compétence sans cesse renouvelée et enrichie comme élément de base de la pratique.

Cette compétence, que l’on peut lire également comme un ensemble cohérent et structuré de compétences opérationnelles observables, relève d’une dynamique en mouvement. L’erreur serait de considérer savoirs et connaissances utiles voire indispensables à l’accompagnement de nos contemporains comme un ensemble stratifié et inerte.

Qu’est-ce que la dynamique en mouvement d’un coach professionnel ?

Assurément une remise en cause ou en perspective des éléments théoriques et techniques qui fondent son socle de connaissances, par la mise à jour de ses connaissances, par le développement de nouveaux apprentissages, par l’entraînement à la pratique d’outils et de processus complexes, par une curiosité aiguisée permettant de garder alerte un regard positif et potentiellement critique sur les idées nouvelles, les avancées, les découvertes, les ouvrages techniques, les nouvelles communications ou conférences.

Assurément aussi, rendre possible le développement d’une capacité auto-réflexive sur sa pratique, en favorisant, grâce notamment à la maîtrise de l’auto-évaluation, une perspective objective et lucide quant à la qualité des séances de coaching.

Assurément le travail sur soi, travail de conscience et de connaissance de soi, mené dans un cadre choisi avec un professionnel, coach expérimenté, psychologue psychothérapeute … afin d’explorer entre autres choses outre les potentielles problématiques contre transférentielles, ce qui fonde la logique de sens de ce choix que nous avons fait en nous engageant dans le coaching professionnel.

Assurément et de la même façon, un engagement à s’inscrire dans un travail de supervision individuelle et de groupe d’analyse de pratique (supervision collective), afin de percevoir avec la plus grande acuité, les lignes de force qui tout à la fois séparent et réunissent le socle théorique de la transposition opérationnelle, quand nous sommes confrontés à la matérialité de l’accompagnement, face à notre client et à la notion d’efficacité et de professionnalisme. Supervision salutaire et salubre dès lors qu’elle parcourt les champs des phénomènes transférentiels et nous permet de considérer avec toute la perspective requise l’importance des éléments posturaux. Supervision indispensable enfin, dans ce miroir objectif et sans concession qui questionne notre condition d’accompagnant et mesure la distance qui pourrait exister entre un désir ou une ambition à accompagner nos contemporains, et la conscience du niveau de responsabilité et d’engagement requis.

Assurément la convergence de l’ensemble des éléments précédemment évoqués afin d’appréhender, de développer et d’affiner une réelle posture de coach professionnel, présent à soi et à l’autre, dans une relation empathique et authentique où la technicité et l’expertise le disputent à la légitimité et à la rigueur éthique.

Si au regard du client vous paraissez légitime, crédible, professionnel.

Si vos capacités opérationnelles sont perçues comme réelles et sérieuses.

S’il se fait une représentation positive de votre identité professionnelle.

S’il appréhende clairement votre attachement au respect du cadre éthique et déontologique.

Si valeurs et comportements éclairent une cohérence qui donne sens à votre action. Si vous êtes réellement engagé dans cette dynamique.

Si vous êtes ce professionnel du coaching intègre et objectif quant à vos capacités.

Si vous avez bien compris ce que vous faites, au-delà de la définition de notre métier mais toujours au bénéfice de nos clients.

Alors… vous avez encore davantage de chance de réussir à la suite d’une formation de coaching !


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2 réponses à “Suite Article 2/3 – Les chances de réussir à la suite d’une formation de coaching”

  1. Valérie Ernstberger dit :

    Bonjour Jean Luc,
    En relisant cet article, que je me suis empressée de publier sur ma page Facebook 🙂 je me pose une question (que je pose par ailleurs dans mon mémoire !) : Si la formation pour devenir coach ne suffit pas en elle-même, et que seule l’expérience ET la conscience de soi, la connaissance de soi permet d’atteindre l’excellence, l’expertise (dans le sens de la maîtrise et non de la haute technicité !), comment sélectionner un candidat à l’entrée en formation et reconnaître son potentiel afin d’éviter, des déceptions voir des échecs ?
    Merci de ta réponse et de l’ensemble de ton soutien,
    Bonne journée à toi.

  2. JLAB JLAB dit :

    Bonjour Valérie,
    Ta question singulière porte en fait sur deux aspects de la problématique qu’il convient de tenter d’éclairer.
    Le premier aspect remet en perspective la formation de coach professionnel. La qualité de la formation de Coach Professionnel dans la réussite du projet professionnel est fondamentale, essentielle, première, pour au moins 4 raisons: (liste non exhaustive)
    – 1/ L’acquisition d’un socle théorique solide et éprouvé permettant une transposition des acquis en compétences opérationnelles observables.
    – 2/ L’intégration et l’adhésion sans réserve à un cadre éthique et déontologique bien compris.
    – 3/ La Vision ou la perspective de cohérence d’ensemble, donc transversale et ouverte au champ des sciences humaines qu’apporte une véritable Formation de Coach est un barrage non seulement aux horizons limités de tel ou tel courant de pensée mais aussi aux risques de dérives sectaires.
    – 4/ Pour un stagiare en formation, la relation aux formateurs coachs, professionnels reconnus, en exercice, partageant leur expérience, est un accès direct et indispensable à la matérialité de ce métier passionnant.

    Le second aspect porte sur la sélection à l’entrée des formations.
    Tu poses là, plusieurs questions en une :
    Celle de la responsabilité de ses propres choix (choisir de faire une formation de coaching) et donc celle de la liberté d’agir et de l’autonomie.
    Celle de la normation à un archétype prédéfini ou typologie de stagiaire qui aurait droit de… (choisir une catégorie de personnes plutôt qu’une autre, ou, choisir des critères de sélections)
    Celle de l’investissement personnel et de la volonté d’accomplissement, de l’engagement et de la motivation.

    Alors oui, … au-delà des critères d’entrée en formation et des informations données aux stagiaires potentiels afin qu’il disposent de tous les éléments leur permettant de faire un choix en conscience au mieux de leur intérêt et en relation avec leur objectif de projet professionnel, la réussite d’un projet professionnel dépend de la prise en compte des principes de réalité que je développe dans le Médiablog mais aussi et surtout, et cela n’aura pas échappé aux personnes adultes, autonomes, responsables voire même authentiques, … de son engagement, de son investissement, de sa mobilisation, de son exigence, de sa volonté, de la qualité de son travail aussi bien dans la formation que dans la mise en place et la gestion de son projet professionnel.

    Tu le sais bien, la stratégie du parapluie n’est pas une stratégie gagnante dès lors qu’on a l’ambition de se lancer dans ce métier.
    Bravo pour ta participation, mes voeux t’accompagnent !
    Bien à toi
    JLAB

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