Actualités du coaching

La réalité virtuelle et le coaching pourraient-ils faire bon ménage ?

Est-il envisageable de comprendre le fonctionnement de la conscience humaine? Voici une des grandes interrogations de l’histoire de l’humanité que se partage l’axe philosophique et scientifique depuis de nombreuses années. Cette démarche réflexive de compréhension peut paraître légitime mais n’induit-elle pas que le concept de « l’appropriation de la conscience » serait à même d’être plus que fondamentale ?


L’approche du coaching envisage le fait qu’il est tout à fait possible de clarifier nos états de conscience afin de nous positionner de manière optimale en fonction de ce qui fait sens pour chacun de nous. D’où le fait qu’il s’agisse d’une démarche cognitivo-comportementale qui porte le sceau de la « congruence » et de « l’efficience ». Ce qui est particulièrement intéressant dans ce champ éthique du coaching professionnel, c’est que nous constatons qu’il recoupe pleinement certaines hypothèses scientifiques quant au fonctionnement complexe de notre conscience.

Aujourd’hui, certains corpus positionnent rigoureusement la distinction entre la « conscience phénoménale » et la « conscience d’accès ». La conscience dite phénoménale est la résultante de stimuli externes qui intègre « les expériences mentales, les sensations somatiques telles que la faim, la douleur, les émotions et les états d’âme, les perceptions des couleurs et des sons etc… En résumé, elle se base sur des expériences émotionnelles immédiates découlant sur des sensations. Elle est également considérée comme multimodale et dynamique. »

Ces expériences qui intègrent la conscience phénoménale définissent nos qualités subjectives nommées « qualia ».

La conscience d’accès, quant à elle, se traduit par son positionnement sur une information de niveau élevé afin de la traiter et de l’intégrer. « Cela inclut les actes de mémorisation, de concentration. Le fait de raisonner, d’exposer, de prendre des décisions ou de contrôler le comportement. » La conscience d’accès traite les données de la croyance phénoménale et tente de les organiser. Ces états de conscience d’accès se transposeront en croyances, en désirs qui se cristalliseront ensuite en valeurs et en visions du monde.

Jusqu’il y a peu les études, qui se sont penchés sur les mystères de la conscience, s’appuyaient sur le principe de base que la dynamique évolutive de celle-ci s’axait sur la capacité à analyser notre environnement et à s’y adapter. Ce qu’on peut considérer sous l’angle de l’intelligence adaptative et situationnelle. Prismes largement envisagés par le champ éthique du coaching.

Il y a aujourd’hui une autre hypothèse scientifique qui valide d’ailleurs tout autant la démarche réflexive de notre métier. Celle-ci envisage que « la contribution prioritaire de la conscience à la condition humaine serait de renforcer l’empathie et donc la faculté de coopérer les uns avec les autres ».

Cela corrobore ce que nous pouvons observer à travers certaines organisations et certains comportements. Cela repositionne aussi quelles pourraient être les alternatives qui nous permettraient d’aborder les enjeux collectifs du moment.

 

Quoi qu’il en soit, ces études valident le fait que le coaching professionnel de par son champ éthique et déontologique et de par son positionnement épistémologique s’avère être une alternative majeure pour avancer dans le sens d’une certaine appropriation de nos consciences. Et cela tout autant dans le champ individuel que collectif.

Nous en sommes convaincus, notre expertise a pour capacité d’intéragir de manière subtil avec ces états de conscience. La posture et les moyens du coach stimulent les ressources, la créativité, l’intelligence émotionnelle et adaptative. Ils déclinent les potentiels… Ils peuvent également favoriser l’efficience qui induit ce concept d’épanouissement durable. Tout en ne perdant jamais de vue l’axe de la sécurité écologique et ontologique de l’individu. Nous parlons bien d’une dimension qui se veut profondément humaniste.

Ensuite, il est vrai que cette idée que l’humain serait un être foncièrement emphatique ouvre encore le champ des possibles. Cela risque même de redistribuer quelques cartes quant aux fondements de nos champs perceptifs et quant à notre trame comportementale.

Et nous coachs professionnels, qui sommes à même de réfléchir sur notre champ d’action et nos moyens. Que pouvons-nous en dire? Notre cadre du moment est-il toujours le plus adapté pour permettre au champ de la conscience d’accéder à ses buts ? N-y-a-t-il pas des moyens auxquels on ne penserait peut-être pas et qui permettraient à ces fameux schémas de conscience de s’immerger au mieux dans la ou les zones désirées?

L’étude du fonctionnement cérébral s’est déclinée dans le champ de la cybernétique afin de faire avancer le schéma en question. Pourquoi pas utiliser ces innovations pour aller encore plus loin dans notre démarche d’accompagnement? Serait-il possible que certaines nouvelles technologies puissent nous proposer d’autres supports afin de nous permettre d’aller sonder encore d’autres horizons ?

Prenons simplement l’exemple des casques de réalité virtuelle. Concrètement, il s’agit d’une technologie informatique qui simule la présence d’un utilisateur dans un environnement artificiellement généré, dans lequel il peut interagir. L’intérêt de cette technologie est qu’elle procure une expérience d’immersion sensori-motrice et cognitive dans un monde pouvant être imaginaire, simulé ou symbolique, car créé numériquement. Ainsi, une question se pose véritablement. Est-il possible qu’une telle technologie puisse être un nouvel atout pour notre pratique ?

Même si l’approche en elle-même peut paraître relativement récente, les retours quant à ses avantages possibles sont très représentatifs et corrobore largement notre réflexion. En effet, l’expérience particulièrement immersive proposée par cette technologie a la capacité de stimuler notre schéma global (mental et physique). Ce qui explique le fait qu’elle soit utilisée déjà aujourd’hui pour favoriser certains apprentissages. Et oui, si nous recoupons l’idée que la majorité de nos apprentissages se transpose via nos 5 sens. N’avons-nous pas là à notre disposition un outil qui serait à même de favoriser l’accès à nos potentialités ?

Une des meilleures illustrations serait le geste d’apprentissage d’une langue étrangère. Il est bien connu que l’immersion reste la meilleure façon de mémoriser et développer une nouvelle langue. Or c’est exactement la possibilité qu’offre la réalité virtuelle : une immersion totale avec des mises en situation sociales, susceptibles d’être rencontrées dans le pays concerné.

Un autre avantage de cette nouvelle technologie est la possibilité de simuler des situations impossibles à improviser dans le réel, et de les répéter à l’infini.

Ainsi, lorsqu’un individu utilise la réalité virtuelle pour se confronter à une situation, il peut ensuite analyser ses propres réactions et réitérer l’expérience jusqu’à en avoir tiré une leçon ou un bénéfice. Répétition d’une gestuelle cognitive et/ou physique jusqu’à l’accès à une certaine maîtrise. Et ne l’oublions pas cette technologie est toute récente… Ce qui veut dire que sa marge de progression reste énorme….

Quoi qu’il en soit, ces multiples possibilités donnent des explications sur le pourquoi le monde médical, industriel et commercial peuvent être très attentifs et particulièrement réceptifs aux potentialités qui peuvent se dégager à travers l’utilisation de la VR.

Voilà pourquoi, nous Linkup Coaching réfléchissons au fait d’introduire l’utilisation de cette technologie en tant qu’outil porteur et avant-gardiste qui permettrait peut-être à nos clients de s’approprier au mieux ce qu’ils sont et donc d’atteindre au mieux leurs objectifs. De plus, le coaching professionnel se veut transversal, et cet outil l’est tout autant. Analyse, immersion, visualisation, projection, création et tant d’autres choses qui pourraient être approprier voire décupler. Toutes les spécificités du coaching peuvent être concernées. Et que dire de la préparation mentale.

Une pensée sur “La réalité virtuelle et le coaching pourraient-ils faire bon ménage ?

  • 11 octobre 2018 à 16 h 55 min
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    Coaching d’accès au premier job avec immersion dans le scénario d’un entretien professionnel ;
    Coaching de préparation des concours et des examens avec mise en situation devant un jury ;
    Coaching d’orientation avec transposition et digitalisation des outils du coach pour un état immersif encore plus puissant et efficient.
    Le champ des possibles est large … 🙂
    Dans le respect du cadre éthique et déontologique de notre métier, les coachs professionnels certifiés et spécialisés du réseau Eureka Coaching Scolaire travaillent d’ores et déjà sur ces sujets passionnants pour répondre aux besoins d’accompagnement de leurs jeunes clients de 12 à 28 ans mais aussi à ceux des équipes pédagogiques en collèges, lycées et grandes écoles en recherche d’innovations pédagogiques visant le bien-être et la réussite scolaire de leurs étudiants dans un environnement en pleine mutation.

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